LE VOL

dossier Le Vol

LE VOL a reçu l’agrément de l’aide à la diffusion du Conseil Général 62, agrément valable jusqu’en 2016.

 

 Le Vol est publié  par les éditions de la Librairie théâtrale, collection L’œil du Prince


« On se rêve en héros, on est les héros invincibles d’une terre qui se fait broyer.

Mais ça gonfle nos poumons, parce que soudain la lutte, c’est nous. »

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Coproduction entre La Compagnie des Traversés et La porte au Trèfle, Le Vol a bénéficié du soutien de la Maison de l’Europe et de l’Orient ainsi que la Municipalité de Paris.

C’est l’histoire d’un vol.

Le vol d’une jeunesse, d’une insouciance, d’un premier amour, le vol d’un pays.

Un vol d’hélicoptère aussi, ces hélicoptères qui jetaient à la mer les corps endormis de milliers d’opposants.

Nous sommes dans les années sombres de l’Argentine, pendant la dictature militaire qui a sévi de 1976 à 1983. C’est le récit de ce qui aurait pu être une histoire d’amour comme les autres, avant que la jeune fille ne se fasse arrêter par la junte militaire.

Franco-argentine, je suis particulièrement sensible à la cause des « disparus », et c’est aussi un héritage familial que je dépose sur papier.

Au début du processus d’écriture, l’idée d’une pièce de théâtre n’était pas définie. Ce n’est que lorsque « la Disparue » s’est littéralement « invitée » dans le récit, que c’est devenu une évidence, puis très vite une nécessité.

J’ai alors voulu créer un espace et une parole qui permettent à mes deux protagonistes,  « l’Homme » (l’exilé) et « la Disparue », de redonner corps à un amour avorté, grâce au seul lieu qui peut le permettre : un plateau de théâtre.

Et plus largement, évoquer ces questions qui sont communes à toutes les situations de conflits, de guerres ou de dictatures : comment faire le deuil de quelqu’un dont le corps n’a jamais été retrouvé, dont aucun papier ne garde aucune trace, ni de mort, ni de vie. Comment accepter qu’un événement tragique sur lequel nous n’avons aucune prise modifie totalement l’idée que nous avions de notre vie ?

Evoquer aussi l’exil, le sentiment de rancune envers ce pays qui nous a enlevé ce qu’on avait de plus cher, et qui est à la fois le seul pays qui est le nôtre. Ce pays qu’on ne reconnaît plus une fois la tourmente passée, auquel, par la force des choses, on ne participe plus.

Se demander à quel instant passe-t-on du statut de survivant à celui de vivant.

Sonia Nemirovsky

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Auteur: Sonia Nemirovsky

Mise en scène: Bertrand Degrémont

Collaboration artistique: Caroline Rochefort

Création Lumière Frédéric Fourny

Acteurs: Suzanne Marrot, Grégory Barco, Sonia Nemirovsky

Plasticien: Pierre Constantin

 

 

 

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