Le Vol est publié par les éditions de la Librairie théâtrale, collection L’œil du Prince
« On se rêve en héros, on est les héros invincibles d’une terre qui se fait broyer.
Mais ça gonfle nos poumons, parce que soudain la lutte, c’est nous. »
Coproduction entre La Compagnie des Traversés et La porte au Trèfle, Le Vol a bénéficié du soutien de la Maison de l’Europe et de l’Orient ainsi que la Municipalité de Paris.
Résidences de création en avril 2011 puis en Aout 2011 au théâtre Municipal de Boulogne-sur-Mer.
Lecture publique à La Gacilly ( Morbillan) le samedi 25 juin à 16h; sur la place publique. et le dimanche 2 octobre au centre Jacques Brel de Outreau (62) à 11h.
Représentations
Théâtre Municipal des Pipots de Boulogne sur Mer ( Pas-de-Calais).
21 octobre 2011 à 14h30 pour les scolaires, à 20h30 tout public
22 octobre 2011 à 20h30
Centre des Halles (75001-forum des Halles Paris)
24 novembre 2011 à 20h00
25 novembre 2011 15h30 et 20h00
C’est l’histoire d’un vol.
Le vol d’une jeunesse, d’une insouciance, d’un premier amour, le vol d’un pays.
Un vol d’hélicoptère aussi, ces hélicoptères qui jetaient à la mer les corps endormis de milliers d’opposants.
Nous sommes dans les années sombres de l’Argentine, pendant la dictature militaire qui a sévi de 1976 à 1983. C’est le récit de ce qui aurait pu être une histoire d’amour comme les autres, avant que la jeune fille ne se fasse arrêter par la junte militaire.
Franco-argentine, je suis particulièrement sensible à la cause des « disparus », et c’est aussi un héritage familial que je dépose sur papier.
Au début du processus d’écriture, l’idée d’une pièce de théâtre n’était pas définie. Ce n’est que lorsque « la Disparue » s’est littéralement « invitée » dans le récit, que c’est devenu une évidence, puis très vite une nécessité.
J’ai alors voulu créer un espace et une parole qui permettent à mes deux protagonistes, « l’Homme » (l’exilé) et « la Disparue », de redonner corps à un amour avorté, grâce au seul lieu qui peut le permettre : un plateau de théâtre.
Et plus largement, évoquer ces questions qui sont communes à toutes les situations de conflits, de guerres ou de dictatures : comment faire le deuil de quelqu’un dont le corps n’a jamais été retrouvé, dont aucun papier ne garde aucune trace, ni de mort, ni de vie. Comment accepter qu’un événement tragique sur lequel nous n’avons aucune prise modifie totalement l’idée que nous avions de notre vie ?
Evoquer aussi l’exil, le sentiment de rancune envers ce pays qui nous a enlevé ce qu’on avait de plus cher, et qui est à la fois le seul pays qui est le nôtre. Ce pays qu’on ne reconnaît plus une fois la tourmente passée, auquel, par la force des choses, on ne participe plus.
Se demander à quel instant passe-t-on du statut de survivant à celui de vivant.
Adriana Mater se passe dans un pays en guerre. Il n’est pas nommé, mais fait
fortement penser à telle ou telle région des Balkans à la fin du XXe siècle. Adriana,
jeune femme passionnée, est victime d’un viol : enceinte, elle refuse d’avorter.
« L’enfant est le mien, non celui du violeur », dit-elle à sa soeur. C’est aussi pour
se rassurer : cet être naîtra avec les deux sangs, celui de la victime et celui du
bourreau. « Sera-t-il Caïn ou Abel ? » se demande Adriana. Devenu adulte, son fils
Yonas apprend que son géniteur, qui avait fui le pays à la fin de la guerre, est de
retour. Il promet de le tuer …
Adriana Mater pose les questions éternelles de la condition humaine: peut-on
donner la vie dans un temps de mort ? Doit-on pardonner en toutes
circonstances ? Le pardon est-il lâcheté ou courage ? Sommes-nous
obligatoirement victime de notre héritage culturel et familial ?
En sept tableaux, l’écrivain renvoie chacun à sa condition d’humain et à sa
capacité intrinsèque à continuer à vivre au-delà de l’horreur et à pardonner.
Cette nuit là : la distribution
Metteur en scène:
Grégory Barco
Avec:
Caroline Rochefort
Anna Moret
Bertrand Degremont
Patrick Raynaud
Choeur- Chant: Marie Tiphanie Mairesse
et Stéphanie Habert
Musique: Sonia Nemirovsky, sur une composition de Vanasay Khamphommala.
L’Orféo d’Alessandro Striggio, l’un des tous premiers opéras jamais écrit.
Orphée traverse les enfers par amour pour aller chercher Eurydice, et c’est ce même amour qui lui fait perdre sa raison d’être : de peur qu’elle ne le suive pas, il se retourne bravant ainsi la seule condition de Pluton quant à son entrée aux enfers.
L’orféo : la distribution
Metteur en scène:
Grégory Barco
Assisté de:
Pauline Rambeau de Baralon
Avec:
Jérôme Thibaut
Alexandra Cartet – en alternance avec Eve Herszfeld
Ce jeu de rêves nous plonge dans une dilution du temps et de l’espace, dans une perte de toutes les assises possibles, dans des errances angoissées, sans autre certitude que le saignement des sensibilités implacablement meurtries.
Dans le monde actuel où les religions se fanatisent et où les utopies sont abandonnées, une voix singulière s’élève : celle d’Agnès dans une déchirante tentative de réconciliation des hommes avec les hommes, du spirituel avec la matérialité. Cette quête, folle et acharnée, est symbolisée par la porte au trèfle. Et derrière cette porte…….
Monter une pièce avec quinze acteurs peut apparaître comme une folie, oui. Mais cette folie, nous la faisons nôtre. Face à nos solitudes inaliénables, la création du songe est un défi, un pari, un pied de nez à une économie mortifère.
Le miracle de cette œuvre et le miracle de ce projet tiennent à ce fragile équilibre entre désespoir et vouloir vivre.
Le Songe : la distribution
Metteur en scène:
Régine Ménauge-Cendre
Assisté de:
Anna Moret
Avec:
Anna Moret
Bertrand Degremont
Héloïse Lo
Grégory Barco
Charlotte Leonardi
Avril Bénard
Eve Herszfeld
Margaux Leboulanger
Nicolas Bouvard
Guillaume Compiano
Géraud Castan
Gilhem Castan
Romain Marie
Benjamin Bourgois
Maud Ferrer
Posted 3 months, 2 weeks ago at 11 h 05 min. Add a comment